Une maison qui produit ne sait pas forcément s’autogérer
À midi, les panneaux photovoltaïques produisent 5 kW.
À midi, les panneaux photovoltaïques produisent 5 kW. La maison consomme 1,4 kW. Il reste 3,6 kW : faut-il charger la batterie, démarrer la recharge du véhicule ou solliciter la pompe à chaleur ? Sans stratégie commune, chaque appareil applique ses propres règles. On peut alors exporter de l’électricité tout en achetant de l’énergie quelques heures plus tard.
Mesurer ne suffit pas
Un tableau de bord qui affiche production, consommation et état de charge constitue un bon départ.
Un tableau de bord qui affiche production, consommation et état de charge constitue un bon départ. Mais piloter exige aussi des commandes exploitables, des priorités explicites et des sécurités. Un HEMS (Home Energy Management System) peut arbitrer entre stockage, recharge et besoins thermiques. KNX sert de couche d’automatisation et d’échange ; la logique peut résider dans un contrôleur dédié, une supervision ou un équipement compatible.
Ce que change réellement KNX 3.0.4
Publiée en août 2025, la version 3.0.4 du standard KNX ajoute des blocs fonctionnels de gestion énergétique couvrant notamment photovoltaïque, mobilité électrique et CVC.
Publiée en août 2025, la version 3.0.4 du standard KNX ajoute des blocs fonctionnels de gestion énergétique couvrant notamment photovoltaïque, mobilité électrique et CVC. Elle facilite la définition d’interfaces communes, mais ne rend pas automatiquement compatibles tous les onduleurs, batteries, bornes et pompes à chaleur existants. Les points disponibles et les possibilités de commande restent à vérifier produit par produit.
Une journée type, sans promesse de miracle
Le matin, la pompe à chaleur assure le confort selon les besoins thermiques du bâtiment ; la recharge du véhicule reste limitée si la puissance souscrite est proche du plafond.
Le matin, la pompe à chaleur assure le confort selon les besoins thermiques du bâtiment ; la recharge du véhicule reste limitée si la puissance souscrite est proche du plafond. À midi, le HEMS détecte un surplus solaire durable : il peut relever la puissance de recharge du véhicule, puis charger la batterie selon le niveau de réserve souhaité. En soirée, il peut réduire la recharge pilotable, utiliser une partie du stockage et préserver une réserve. Si le véhicule doit partir à 7 h, une consigne de charge minimale doit primer sur la recherche du seul surplus photovoltaïque.

Illustration de l’architecture et des usages énergétiques.
Les cinq points à cadrer dès la conception
Il faut connaître les puissances et énergies mesurées, la fréquence de mise à jour, les commandes réellement accessibles, les priorités de confort et de mobilité, et le comportement en cas de perte de communication.
Il faut connaître les puissances et énergies mesurées, la fréquence de mise à jour, les commandes réellement accessibles, les priorités de confort et de mobilité, et le comportement en cas de perte de communication. Une PAC ne doit pas être commandée par des marche/arrêt intempestifs : privilégier les interfaces et modes prévus par son fabricant. Le délestage doit respecter les protections électriques et ne jamais contourner les sécurités intrinsèques des équipements.

Écran de supervision affichant production photovoltaïque, consommation, batterie et recharge électrique.
Une architecture ouverte, mais documentée
Compteurs et onduleurs peuvent exposer leurs données en Modbus TCP/RTU ; le comptage peut aussi s’appuyer sur M-Bus ; KNX commande les usages du bâtiment et partage des états ; la borne IRVE et la PAC sont intégrées via leurs interfaces natives ou passerelles adaptées.
Compteurs et onduleurs peuvent exposer leurs données en Modbus TCP/RTU ; le comptage peut aussi s’appuyer sur M-Bus ; KNX commande les usages du bâtiment et partage des états ; la borne IRVE et la PAC sont intégrées via leurs interfaces natives ou passerelles adaptées. L’intégrateur doit documenter les registres, unités, sens des flux, délais de rafraîchissement, valeurs de repli et responsabilités de maintenance.

Illustration d’un tableau électrique équipé de modules KNX pour automatiser les fonctions du bâtiment.
Comment mesurer un résultat réel ?
Comparer des journées différentes sans tenir compte de la météo, des usages et du tarif ne démontre aucune économie.
Comparer des journées différentes sans tenir compte de la météo, des usages et du tarif ne démontre aucune économie. Les indicateurs utiles sont le taux d’autoconsommation, l’énergie importée et exportée, la pointe de puissance, le coût de recharge et le maintien des températures de confort. La performance doit être évaluée avant et après réglage, sur des périodes comparables.
Questions fréquentes
KNX remplace-t-il un HEMS ? Non : KNX peut participer à l’architecture, mais une logique de gestion et des interfaces adaptées restent nécessaires.
KNX remplace-t-il un HEMS ? Non : KNX peut participer à l’architecture, mais une logique de gestion et des interfaces adaptées restent nécessaires.
Faut-il une batterie ? Non : elle est optionnelle et son intérêt dépend du profil de consommation, des tarifs et de son coût.
Une borne peut-elle suivre le surplus solaire ? Oui, si elle accepte une consigne de puissance ou de courant compatible avec la stratégie et ses limites techniques.
Peut-on intégrer n’importe quelle PAC ? Non : il faut vérifier l’interface et les fonctions de pilotage autorisées.
À propos de Smart Electro
Smart Electro accompagne la conception, l’intégration KNX et GTB, le comptage et la coordination des équipements énergétiques.
Smart Electro accompagne la conception, l’intégration KNX et GTB, le comptage et la coordination des équipements énergétiques. Smart Electro Formation propose des parcours KNX et Modbus pour les électriciens, intégrateurs, automaticiens et professionnels CVC.
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